Je suis un développeur hobbyiste issu d’une école d’ingénieur généraliste. J’ai commencé à m’intéresser à l’informatique dès ma première année d’études supérieures. Mon appétence pour les mathématiques aurait pu être un signe me prédisposant, mais c’est lors du premier atelier du fablab sur processing (un langage de programmation pour les arts numériques) que j’ai été pris. Cet atelier avait lieu dans le cadre du fablab venant d’être créé à l’ESME. C’est dans ce cadre que j’ai eu l’occasion d’expérimenter avec les imprimantes 3D, de rejoindre des projets de robotique, de mettre mes cours d’électronique directement en pratique.
Dans mon école cette année était celle de toutes les nouveautés. Venait aussi d’être lancé le cursus ingénieur-manageur sous l’impulsion d’un professeur d’économie. J’ai donc eu la chance de rejoindre ce cursus qui préparait à un double diplôme. Il faut imaginer beaucoup de cours d’économie, de sciences humaines, de finance et de comptabilité associés à nos cours d’ingé. Mais ce n’était pas tout de s’initier à ces connaissances théoriques, il fallait aussi les mettre en pratique. C’est pourquoi avec quelques étudiants du cursus nous avons décidé de nous investir dans la junior entreprise de l’école. J’y ai moi-même investi beaucoup de mon temps libre, la synergie avec le fablab semblant évidente. J’ai pu suivre des projets faits pour le CEA, pour l’école ou pour des start ups (omniscol, plifaltec, yoko). Les sujets étaient aussi larges que la robotique, la traduction de documents techniques, le développement de sites internet ou le design et la modélisation d’un produit.
C’était une école très constructive et très riche en expériences. En quatrième année suite à une année difficile, je souhaite changer de majeur. Je passe de finance à intelligence artificielle, ce qui me convenait mieux et me permettait de travailler sur des projets de robotique. J’ai étudié les environnements de simulations pour l’entraînement d’algorithmes, créé un robot de surveillance en simulation, travaillé sur un système d’information pour un robot préparateur de commande, et celà m’a amené à mon stage de fin d’étude chez Scallog, un acteur de la chaîne logistique qui automatise les entrepôts à l’aide de robots et d’étagères mobiles.
A la suite de mon stage mon parcours a été plus compliqué. J’ai d’abord voulu me former à la cybersécurité, expérience interessante mais je n’ai pas accroché aux cours et j’ai voulu me réorienter. Puis j’ai fait un passage dans un master d’imagerie biomédicale dont la densité sur la partie physique, notamment physique nucléaire m’a beaucoup plu. J’ai toujours beaucoup aimé me former, suivant aussi des moocs en parallèles de mes études, cependant après trop de cours il me manquait un début d’expérience professionnelle.
En 2024 j’ai effectué un service civique au fablab de la Mine. Mes compétences d’ingénieur m’ont été utiles au service d’une belle mission (l’animation autour de la robotique et les méthodes de reemploie). Le fablab hébergé par la médiathèque d’Arcueil est rattaché à l’association la Mine qui est une ressourcerie. Lors de ce passage au fablab j’ai appris à mettre mes compétences en communication au service d’un projet. J’ai pu participer à des projets de robotique et de reemploie en travaillant avec des designers. J’ai acquis de nouvelles compétences, notamment avec la modelisation et le scan 3d et je me suis familiarisé avec de nouvelles machines comme les découpeuses laser Co2.
Tout en continuant de travailler à la mine, je continue de développer une expertise dans les arts numériques. En effet celà me permet de me reconnecter à ce qui m’a fait aimer la programmation en premier lieu, avec l’intention de transmettre cette passion aux visiteurs du fablab notamment. Cependant je ne me ferme pas la porte et laisse ouvert la possibilité de retourner vers des sujets en lien avec la robotique et/ou le développement d’interface.
A l’heure actuelle je suis à la recherche d’opportunités. Je suis ouvert à toute proposition abordant tous les projets avec curiosité et ouverture d’esprit, laissant les idées préconçues au tiroir!

